Grandeur et décadence de l'état actionnaire

La notion même « d’État actionnaire » est antinomique tant elle est pleine de contradictions.

 

L’État est toujours aussi schizophrène car il veut tout et son contraire :

 

  • Ia dimension patrimoniale et la dimension politique
  • la mission de Service public et l’économie de marché
  • la priorité donnée à la rentabilité et le souci de l’aménagement du territoire
  • la volonté de réforme mais la paix sociale
  • l’engagement international sans restructuration de l’outil industriel
  • l’ouverture à la concurrence mais la priorité donnée aux champions nationaux
  • la gourmandise en dividendes mais la régulation des tarifs
  • l’urgence du court terme et la vision stratégique
  • le toujours plus de qualité avec le toujours moins de moyens
 

C’est pourquoi le bilan est contrasté ; il dépend largement des secteurs dans lesquels l’État est impliqué.

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À L’ACTIF de l’État actionnaire :


  • un succès dans un secteur en forte croissance (NAVAL GROUP, SAFRAN et THALES) 
  • un pragmatisme discret mais très efficace (dans le dossier du RAFALE)
  • une transformation profonde du modèle (LA POSTE)…

AU PASSIF de l’État actionnaire :

 

  • la dégradation financière d’EDF et son parc nucléaire vieillissant
  • le déficit de compétitivité d’AIR FRANCE faute de réformes structurelles
  • l’endettement de SNCF et son réseau à bout de souffle